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Dans l’idéal, la place de l’enfant est dans sa famille. Mais, si l’enfant est en danger, s’il est maltraité ou abandonné, le Département a la responsabilité de le protéger. Avant d’envisager un  « placement » (famille d’accueil ou établissement), tout est fait pour aider les parents à assumer leurs responsabilités éducatives.

Prévention sur tous les fronts : observatoire, actions éducatives…

Le Département a créé en 2010 un observatoire chargé de recueillir et d’analyser les données relatives à l’enfance en danger dans l’Aube. Cet observatoire coordonne les actions de tous les partenaires réunis au sein du schéma départemental de l’enfance.

De façon générale, la prévention des risques débute très en amont, avant et après la naissance - afin de détecter au plus tôt les situations à risque.

Echange entre ados et éducateurs
Echange entre ados et éducateurs: une des facettes de la prévention

Les équipes de PMI et les assistantes sociales savent repérer les signes d’alerte. Les travailleurs sociaux sont là pour soutenir les familles si besoin. Le principe est de motiver les parents, en s’appuyant sur leurs propres capacités. Un « pur produit aubois », le CAP 10 (contrat d’accompagnement à la parentalité) a ainsi été créé. C’est un contrat écrit à travers lequel chacun (enfants, parents) se donne des objectifs concrets à atteindre (« apprendre à dire non, s’inscrire à Pôle emploi, faire ses devoirs… ») . En contrepartie, le travailleur social s’engage, pour trouver à la famille une colonie, une aide, etc.


Placement au domicile… des parents

En 2008, le Département de l’Aube a révolutionné le placement avec un nouveau dispositif : le PHOM (« Placement hors les murs », c’est-à-dire, hors des établissements). Grâce au PHOM, des enfants faisant l’objet d’une procédure de placement peuvent rester chez leurs parents. En contrepartie, ceux-ci s’engagent à accueillir, à leur domicile, une équipe éducative. Educateurs, assistantes sociales et TISF (techniciennes de l’intervention sociale et familiale)  se relaient au quotidien. Objectif : aider les parents à assumer leurs responsabilités éducatives. Le PHOM ne peut pas être utilisé dans tous les cas (par exemple,  lorsque les parents présentent des maladies psychiques, addictions ou déficiences sévères). Mais il a fait ses preuves. La durée des placements s’est réduite, pour le grand bénéfice des enfants et de leurs parents.  Sans compter la diminution des coûts pour la collectivité (trois fois moins cher qu’un accueil en établissement).

Accueil au domicile d’un assistant familial

Lorsqu’il n’est pas possible de les maintenir chez leurs parents, les enfants à protéger peuvent être accueillis, jour et nuit, au sein d’une autre famille. Ils sont alors hébergés au domicile d’un « assistant familial ». L’assistant familial est là pour les aider à retrouver leur équilibre et à s’épanouir - avec l’appui de ses propres enfants et de son conjoint. Entouré d’affection et d’attention, l’enfant bénéficie d’un cadre éducatif et d’un environnement stable. Etre assistant familial ne s’improvise pas. C’est un engagement, un choix de vie. C’est un métier, rémunéré, pour lequel il faut obtenir l’agrément du Département, se former, et travailler en équipe avec les travailleurs sociaux du Département.

 

Fiche métier Assistant familial

Le centre départemental de l’enfance (CDE)

Depuis 1979, le centre départemental de l’enfance de St-Parres-aux-Tertres (CDE) accueille les enfants en difficulté, jusqu’à l’âge de 21 ans, suite à une décision judiciaire en général (90 % des cas). En 30 ans, ce service du Département a pris en charge 12 000 jeunes : pour quelques heures, quelques jours, voire plusieurs années. L’équipe du CDE met tout en oeuvre pour réduire la durée des séjours et éviter la démission des familles.
Le CDE conserve une mission d’internat classique pour l’accueil d’urgence et la prise en charge à moyen terme. Mais, désormais, l’accent est mis sur le soutien aux familles : interventions à domicile pour aider à comprendre ce qui ne va pas, accueil de jour pour les moins de 3 ans et leurs parents (« crèche éducative »), lieu d’accueil parents-enfants, avec médiation possible d’un éducateur.   

Un enfant en danger : comment le reconnaître ?

Certains signes, notamment s’ils sont associés, doivent alerter.

  1. Aspect général : maigreur, présentation négligée,traces sur le corps (coups, brûlures)…plaintes répétées : maux de tête, de ventre…
  2. Troubles alimentaires : anorexie, boulimie, vomissements…
  3. Troubles du comportement : tristesse,anxiété, repli sur soi, indifférence, agitation, agressivité, rejet, violence…
  4. Difficultés scolaires : manque d’attention, retards, oublis, absences, échec…
  5. Conduite à risque : délinquance, fugue, toxicomanie…
  6. Victime de négligences lourdes : carences, absences de soins, d’entretien, de prise en compte des besoins vitaux de l’enfant…
  7. Attitude inadaptée de l’enfant : cruauté verbale ou physique, humiliation, menace, punition abusive, rejet, climat de violence…
  8. Victime d’atteintes sexuelles : attouchement, viol, incitation à la prostitution ou à la pornographie.

Un enfant en danger : à qui s’adresser ?


1) En cas de doute

  • Département de l’Aube - Cellule de recueil des informations préoccupantes
    Tél. : 03 25 42 48 57.
  • Allô Enfance maltraitée. 24 h/24 et 7 j/7. Appel gratuit.
    Tél. : 119.

2) En cas d’urgence ou de danger avéré (agression sexuelle, maltraitance)

  • Police-gendarmerie (24 h/24 et 7 j/7).
    Tél. : 17 (ou 112, à partir d’un portable).
  • Tribunal de grande instance de Troyes.
    Tél. : 03 25 43 55 70.
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