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La gendarmerie du quai Dampierre à Troyes, entièrement rénovée

La gendarmerie du quai Dampierre à Troyes, entièrement rénovée

Un chantier de 3,5 millions d’euros, financé à 96% par le Conseil général de l'Aube

31 janvier 2005

Double objectif pour cette réhabilitation :
- des conditions de travail et d’accueil du public optimales pour les gendarmes,
- la sauvegarde du patrimoine historique.
Propriété du Conseil général de l’Aube, les bâtiments de la gendarmerie du quai Dampierre à Troyes sont loués au ministère de la Défense.
Compte tenu de leur localisation à proximité des pôles d’activités liés à la brigade territoriale (Tribunal, préfecture, maison d’arrêt), il était important pour les responsables de la gendarmerie de rester en centre-ville, d’où la décision de réhabiliter les locaux du quai Dampierre.
Au programme, une rénovation à la fois intérieure et extérieure afin de participer également à la dynamique de restauration en cours dans le bouchon de Champagne.
Sont ainsi passés entre les mains des ouvriers et sous l’œil attentif tant des architectes du projet (Lenoir et Juvenelle) que de l’équipe du Secteur sauvegardé du vieux Troyes : toitures, façades, huisseries… mais aussi intérieur des bâtiments, bureaux et logements.

Gendarmerie quai Dampierre (Troyes)
Gendarmerie quai Dampierre (Troyes). La cour intérieure avant la revue des troupes (c) Robert Moleda)

Deux brigades se répartissent désormais le rez-de-chaussée :
- la brigade territoriale,
- la brigade de prévention de la délinquance juvénile.
Les étages sont quant à eux aménagés en logements.
D’un montant global de 3,5 millions d’euros, cette opération a été financée à 96 % par le Conseil général de l’Aube et à 4 % par le ministère de la Défense.

20 bis quai Dampierre : un peu d’histoire
D’après les recherches de Jean MURARD
Les bâtiments de la caserne située quai Dampierre à Troyes ont connu des affectations diversifiées aux cours des siècles.

Dès 1445, une école de grammaire payante permet à une minorité de jeunes Troyens de poursuivre un enseignement en latin.
En 1564, les échevins de la ville installent un collège dans l’hôtel de la Licorne pour y « instruire les enfants ». La morale religieuse qui y est dispensée est très encadrée par l’autorité municipale. Celle-ci fait construire de nouveaux locaux à cet emplacement entre 1598 et 1602.
A Troyes, le début du XVIIe siècle est marqué par une crise économique et une montée en puissance de congrégations religieuses. Ainsi, en 1630, suite à l’ouverture du lycée Pithou, le quai Dampierre est transformé en couvent : la congrégation Notre Dame s’y installe et enseigne gratuitement aux filles. En 1766, les religieuses du couvent sont expulsées, accusées de jansénisme (doctrine qui tendait à limiter la liberté humaine en partant du principe que la grâce est accordée uniquement à certains dès leur naissance).
Elles sont aussitôt remplacées par les Dames du Bon Pasteur qui y dispensent gratuitement le même enseignement.
A la Révolution, les bâtiments deviennent propriété du Conseil général de l’Aube. Ce dernier a, depuis peu, l’obligation légale d’héberger les militaires de la Maréchaussée, nouvellement baptisée "Gendarmerie nationale".
C’est ainsi, que les gendarmes s’installent quai Dampierre en 1792.
Dès 1801, le capitaine de la brigade de Troyes se plaint au maire, M. Paillot de Loynes, de ne pouvoir loger dans ces bâtiments vétustes que 8 de ses 16 gendarmes. Les locaux, déjà étroits, sont encore réduits par l’aménagement du canal de la haute Seine, décidé en 1805.
Les militaires de la compagnie doivent attendre 1838 pour que commence la reconstruction de la caserne. Les ailes latérales sont édifiées. La partie centrale est construite en 1936 à l’emplacement des anciennes écuries.
En 1991, le groupement de gendarmerie de l’Aube s’installe dans de nouveaux locaux à Rosières-près-Troyes. Seule la brigade territoriale de Troyes reste quai Dampierre.
Le Conseil général de l’Aube décide de la réhabilitation des locaux en 1996. Celle-ci s’achève fin 2004.
En plus de la brigade territoriale, y est créée, en septembre 2004, une brigade de prévention de la délinquance juvénile.
L’histoire religieuse et militaire de cet emplacement met en exergue la combinaison heureuse entre sa vocation éducative d’Ancien Régime et le caractère à la fois préventif et répressif des missions de l’institution qui l’occupe aujourd’hui.

Chronologie


Noël 1445  : installation d’une école de grammaire dans une grange élevée à cet emplacement
1564         : installation d’un collège dans l’hôtel de la Licorne
1598-1602 : construction de bâtiments par l’autorité municipale
1628-1630 : arrivée dans les lieux de la congrégation Notre Dame
1725         : reconstruction d’une partie du couvent par les religieuses
1766         : installation de la Congrégation des Dames du Bon pasteur
1792         : arrivée des gendarmes dans les anciens locaux du couvent et du collège
1838         : début de la reconstruction avec l’édification des ailes latérales
1936         : construction de la partie centrale à l’emplacement des anciennes écuries
1996         : décision du Conseil général de l’Aube de réhabiliter la caserne

 

La brigade territoriale de Troyes

Implantée au 20 bis quai Dampierre depuis 1792, la brigade de gendarmerie de Troyes a connu au fil des siècles de nombreuses réorganisations dues à la suppression d’autres unités de l’arrondissement et, plus dernièrement, au redéploiement des forces de police et de gendarmerie.
Effectifs et zone de compétence
Aujourd’hui à l’effectif de 9 sous-officiers, la brigade de gendarmerie de Troyes est implantée en totalité en zone de police nationale. Son assiette territoriale s’étend sur 11 des communes de l’Agglomération troyenne.
Atypique de par cette implantation, cette unité diffère d’une brigade de gendarmerie dite conventionnelle par le fait qu’elle n’est pas en charge de la sécurité publique sur les communes de sa circonscription. Cette particularité n’en confère pas moins aux militaires qui la composent, les compétences judiciaires et autres prérogatives liées à leur état d’officier ou d’agent de police judiciaire.
Missions
L’essentiel de l’activité de la brigade de Troyes tient en la continuation des enquêtes initialement diligentées par d’autres unités de gendarmerie sur l’ensemble du territoire national et dont l’épilogue se joue sur l’une des communes de la Communauté de communes de l’Agglomération troyenne (CAT).
Si cette spécificité tient une large part dans l’activité globale de l’unité, la brigade de Troyes assume également les autres missions fondamentales dévolues à la gendarmerie nationale : missions d’ordre judiciaire, administratif et militaire. Ainsi, la brigade dispose, du fait qu’elle se situe au cœur de la ville, de correspondants privilégiés, dont les administrations déconcentrées ou décentralisées font partie.
Par ailleurs, les sous-officiers de la brigade de Troyes prêtent leur concours aux brigades de gendarmerie de Bréviandes et de Barberey-Saint-Sulpice dans le domaine de la sécurité publique et des interventions. Ils effectuent ainsi des services de police route et de surveillance nocturne sur les communes relevant de la compétence de ces unités.
Quelques chiffres
Les chiffres obtenus en 2004 prouvent que la brigade de Troyes tient une place active dans les domaines de la sécurité publique et de la sécurité routière. Son maintien en centre-ville repose sur des besoins réels et constitue un atout supplémentaire dans la lutte contre l’insécurité.
- 1 700 dossiers judiciaires, administratifs et militaires traités,
- 260 infractions au code de la route relevées,
- 95 personnes appréhendées dans le cadre de recherches spéciales,
- 39 personnes mises en causes dans des affaires judiciaires.

 

La brigade de prévention de la délinquance juvénile (BPDJ)

Effectifs, zone de compétence et commandement
En dehors de ses actions principalement répressives en matière de lutte contre la délinquance, la gendarmerie nationale a mis en œuvre un dispositif préventif à l’intention des mineurs. La BPDJ de Troyes est la 42e unité de ce type formée sur le plan national. Elle a été créée au sein du groupement de l’Aube le 15 septembre 2004. Elle est installée quai Dampierre et compte 6 militaires de l’arme. Sa compétence s’exerce sur l’ensemble de la zone gendarmerie du département.
La BPDJ est directement placée sous les ordres du commandant de groupement.
Mission générale
La vocation de la BPDJ est de travailler dans les zones urbaines ou périurbaines sensibles, relevant de la compétence de la gendarmerie. Elle n’exclut pas, toutefois, l’accomplissement de sa mission dans les zones rurales.
Outre sa mission principale de prévention des phénomènes délictueux liés à la jeunesse, la BPDJ joue un rôle en matière de renseignement et de détection des signaux d’alerte. Elle peut aussi apporter ponctuellement une assistance technique aux unités territoriales. Elle assure des actions d’information et d’éducation.
Missions particulières
- développer les liens et les contacts avec les jeunes et avec les services ou milieux associatifs traitant de la délinquance des mineurs,
- lutter contre la délinquance des mineurs en intervenant en amont du phénomène délictueux,
- développer le partenariat.
Les dossiers les plus couramment traités portent sur des problèmes relatifs à la toxicomanie, à la violence scolaire, aux abus sexuels, au racket, aux incivilités et à la délinquance.
Correspondants privilégiés
La BPDJ s’appuie sur des acteurs locaux qui s’occupent des problèmes liés à la jeunesse. Elle travaille, en particulier, avec les collectivités locales, les établissements scolaires et les parents d’élèves en liaison avec les personnels-relais des unités territoriales.

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