Publié le 28 janv. 2021

Thématique Santé/Social

Dans le cadre de la 15è semaine européenne de prévention du cancer du col de l’utérus (25-31 janvier 2021), la Ville de Pont-Ste-Marie, le Département de l’Aube et la Ligue contre le cancer, lancent des actions de prévention en matière de santé auprès des femmes et des adolescents.

1| La Ville de Pont-Ste-Marie s’engage pour lutter contre la précarité en matière de santé au sein de son quartier prioritaire Debussy

Le quartier Debussy à Pont-Ste-Marie : une population éloignée de la santé

La Ville de Pont-Ste-Marie a réalisé un « diagnostic de santé » dans le quartier prioritaire Debussy. Celui-ci a révélé d’importants freins à la santé pour les populations qui y vivent :

  • 42 % des personnes interrogées renoncent aux soins par manque de ressources financières,
  • 36% y renoncent pour des problèmes de mobilité (absence de transport),
  • 22 % évoquent le manque de temps et l’absence d’interlocuteur.

Ces constats s’appliquent davantage encore aux femmes, dont le suivi gynécologique est insuffisant, hormis à part durant les grossesses : près de 95% des femmes interrogées dans ce quartier n’ont pas de frottis réguliers (examen recommandé par la Haute Autorité de santé dans le cadre du dépistage du cancer du col de l’utérus).

Fort de ce diagnostic, la Ville de Pont-Ste-Marie a lancé un Projet Santé-Cohésion sociale, nommé « Boussole d’Hygie », dans le cadre d’un contrat de ville passé avec l’État.

Une campagne de prévention et de dépistage des cancers liés au papillomavirus humain (HPV)

L’objectif de ce Projet Santé/Prévention est de sensibiliser les personnes éloignées de la santé par des actions concrètes de santé et de prévention, au plus proche.

Dans ce cadre précis, il s’agit de rendre acteurs de leur santé intime, les femmes et les adolescents du quartier Debussy, avec :

  • des dépistages par frottis à destination des femmes à partir de 25 ans vivant dans le quartier, organisés chaque 1er lundi du mois,
  • des vaccinations des jeunes filles et garçons à partir de 11 ans contre les cancers liés au papillomavirus humain, HPV, organisées chaque 1er mercredi du mois.

Pour cette action, Pont-Ste-Marie a financé du matériel, en particulier une table d’examen mixte permettant aussi bien les consultations pédiatriques que gynécologiques.

Coût de cette table : 1 047 €.

Les consommables et nécessaires pour frottis sont fournis par le laboratoire Dynalab et le Cabinet ACP et l’ensemble des vaccins prescrits est pris en charge sur prescription au titre de l’Assurance Maladie.

2| Le Département de l’Aube, partenaire de l’action de prévention santé auprès de la Ville de Pont-Ste-Marie

Le soutien du Département de l’Aube et de ses équipes médico-sociales

Le Département de l’Aube s’est fortement engagé au côté de la Ville de Pont-Ste-Marie dans ce Projet Santé.

Le partenariat s’est d’abord concrétisé grâce au soutien technique des équipes du CPEF de Troyes (Centre de planification et d’éducation familiale du Département) et du Centre médico-social situé à Pont-Ste-Marie. Ces derniers ont contribué au « diagnostic de santé » puis à la rédaction du Projet Santé.

Le Département met à disposition de cette action de prévention :

  • des personnels médico-sociaux (deux médecins pour les frottis et les vaccinations),
  • ses locaux, l’antenne médico-sociale Les Érables, située au cœur du quartier prioritaire Debussy, à Pont-Ste-Marie, afin d’être au plus près des populations et de réaliser ses missions d’actions sociales,
  • le matériel nécessaire à ces consultations.
  • les consultations, gratuites, sont financées par le Département et l’Assurance maladie

6 centres de planification et d’éducation familiale dans l’Aube

Financés et gérés par le Département, ces centres, au nombre de 6 dans l’Aube, ont une mission d’information et de prévention auprès des jeunes et des femmes sur toutes les questions liées à l’intime et la santé sexuelle. Dans ces centres, chacun peut rencontrer des médecins, des conseillers conjugaux et familiaux, ainsi qu’un psychologue (au centre de Troyes). Ces professionnels interviennent également dans les établissements scolaires du secondaire sur les thèmes de l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle, et abordent les questions liées à la sexualité, les contraceptions, les IST, la e-réputation….

La prévention des maladies est également au cœur des missions du CPEF.

La solidarité, mission essentielle du Département de l’Aube

L’action médico-sociale du Département de l’Aube se déploie dans 3 directions : la prévention, la protection et la proximité. Cette solidarité concerne tous les Aubois : parents et futurs parents, enfants, personnes âgées ou en situation de handicap, personnes en difficulté…

Le budget consacré à l’action sociale s’élève à près de 230 M€ dont plus de 47 M€ en faveur de l’enfance et de la mère.

Pour exercer ces missions de solidarité, le Département s’appuie sur les professionnels de son Pôle des Solidarités qui exercent au sein de 7 centres médico-sociaux répartis sur le territoire (Aix-en-Othe, Arcis-sur-Aube, Bar-sur-Aube, Bar-sur-Seine, La Chapelle-St-Luc, Pont-Ste-Marie et Troyes), eux-mêmes divisés en antenne.

3| Les risques liés au papillomavirus humain (HPV)

La Ligue contre le cancer, également partenaire de l’opération, rappelle les risques liés au papillomavirus humain (HPV).

Le HPV, une infection contagieuse et silencieuse

En France, les infections liées au HPV (Human Papillomavirus = papillomavirus humain) sont responsables de 6 300 nouveaux cas de cancers par an, hommes et femmes confondus. On estime que 80% des hommes et des femmes sexuellement actifs seront infectés à un moment de leur vie par le HPV.

L’infection est très contagieuse mais les personnes infectées ne ressentent souvent aucun symptôme. Si le HPV est majoritairement éliminés de manière spontanée par l’organisme, les infections peuvent toutefois se transformer à long terme en lésions précancéreuses, qui risquent à leur tour d’évoluer vers des cancers, si elles ne sont pas traitées.

Le cancer du col de l’utérus n’est pas le seul cancer possible en cas de non-vaccination contre le HPV. Il existe également le cancer de la vulve, du vagin, anal, de la gorge, du larynx, ORL ou encore du pénis, et cela aussi bien chez les garçons que chez les filles.

La vaccination et le dépistage pour se protéger des HPV

Afin de se protéger contre les HPV, il existe plusieurs solutions complémentaires : la vaccination et le dépistage.

La vaccination est une action de santé publique. Elle protège individuellement les personnes vaccinées mais également les autres personnes qui seraient en contact, en évitant de leur transmettre le virus, dont on peut être « porteur sain ».

La HAS (Haute Autorité de Santé) recommande une vaccination de TOUTES les filles et de TOUS les garçons de 11 à 14 ans, avec rattrapage possible de 15 à 19 ans, et même jusqu'à 26 ans pour les hommes ayant eu des relations sexuelles avec des hommes.

Les doses peuvent être au nombre de 2 ou 3, en fonction de l’âge de la première injection.

L'élargissement de la vaccination aux garçons, depuis le 1er janvier 2021, devrait permettre de freiner la transmission du virus (comme cela a été le cas en Australie).

Concernant le remboursement du vaccin, il est pris en charge à hauteur de 65% par l’assurance maladie. Le montant restant est généralement remboursé par les organismes complémentaires (les mutuelles).

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