Publié le 17 mai 2021

Thématique Santé/Social

Le meurtre d’Audrey Adam, travailleuse médico-sociale du Département, suscite une émotion considérable. Elus et agents du Conseil départemental de l’Aube lui ont rendu hommage ce lundi 17 mai tandis qu’ont continué d’affluer les soutiens.

Elus et agents du Département unis dans une même émotion, ce matin, à l'Hôtel du Département (Troyes)
Elus et agents du Département unis dans une même émotion, ce matin, à l'Hôtel du Département (Troyes)

Elle s’appelait Audrey, et elle a payé de sa vie son engagement au service des autres…
Audrey Adam, 36 ans, mère de deux enfants, a été tuée dans l’exercice de ses fonctions, mercredi 12 mai à Virey-sous-Bar (Aube) par une personne âgée chez qui elle se rendait régulièrement pour lui apporter son aide.

Vécu comme un séisme au sein de la collectivité départementale, ce drame a donné lieu à de premiers hommages, ce lundi 17 mai :
- A 9 heures, au siège du Pôle des solidarités du Département, à Troyes (Vassaules), les collègues du secteur médico-social se sont regroupés autour du président Pichery et des conseillers départementaux de la commission chargée de l’action sociale, afin de partager leur douleur.
- A 9 heures 30, à l’Hôtel du Département à Troyes, un second hommage a réuni l’ensemble des conseillers départementaux et des agents du siège du Département. Etaient également présents : le préfet de l’Aube, les maires de Virey-sous-Bar (lieu du drame), Mergey et Villacerf (communes de résidence de la famille d'Audrey). Ainsi que les partenaires de la MAIA – cette cellule partenariale spécialisée dont Audrey Adam faisait partie, et qui est chargée de gérer les situations individuelles particulièrement complexes de certaines personnes âgées.
- Parallèlement, sur l’ensemble des sites du Département présents sur le territoire, une minute de silence a été observée par les agents
- Des fleurs ont ensuite été déposées sur les lieux du drame, à Virey-sous-Bar, par de proches collègues de la victime.

Emotion et hommage au professionnalisme des travailleurs sociaux et médico-sociaux
L’ouverture, à 10 heures, de la dernière session publique du Conseil départemental de la mandature, s’est déroulée dans une atmosphère d’infinie tristesse.

Philippe Pichery, qui a présidé chacun de ces moments de grande intensité, a évoqué la personnalité d’Audrey, "professionnelle expérimentée, attachante et chaleureuse». Se considérant lui-même comme « un collègue », il a partagé l’émotion et la douleur de chacun – assurant que la collectivité continuerait de faire bloc pour accompagner et soutenir les équipes, profondément meurtries.
« Qu’aurions-nous pu ou dû faire ?" s’est-il interrogé, insistant également sur le caractère incompréhensible de cet acte, que rien ne laissait présager.
Le président du Conseil départemental de l’Aube a rappelé toute la noblesse du travail social et le professionnalisme des équipes.
A cet égard, il a questionné « le faible retentissement de ce drame » dans les medias nationaux, « non pas par volonté de sensationnalisme, mais parce qu’un tel événement justifierait une prise de conscience nationale » de l’engagement et de la difficulté du travail social.
Nombreux soutiens : du Gouvernement, des Départements de France et du monde professionnel de l’action sociale et médico-sociale

Les hautes autorités n'ont toutefois pas manqué de manifester leur soutien.
Le Premier ministre Jean Castex et Jacqueline Gourault (ministre de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales) se sont, chacun, longuement entretenus avec Philippe Pichery en fin de semaine dernière – assurant le président du Conseil départemental de la solidarité du Gouvernement.

Le préfet de l’Aube Stéphane Rouvé a également lu, ce 17 mai, un message de soutien de Brigitte Bourguignon, ministre déléguée en charge de l'Autonomie auprès du ministre des Solidarités et de la Santé. S’associant au deuil des équipes de la collectivité, cette dernière a notamment salué le dévouement des travailleurs médico-sociaux. Elle s’est dite "fière" de tous ces professionnels qui, malgré des conditions difficiles, continuent d’œuvrer au service des plus fragiles et des plus âgés.

Des messages en provenance des Départements de France ont également afflué ainsi que du monde de l’action sociale et médico-sociale.

Audrey Adam était "gestionnaire de cas" au sein de la MAIA(*). A ce titre, elle apportait une aide spécifique à des personnes âgées se trouvant dans une situation particulièrement délicate et complexe, exigeant un suivi individualisé tant sur le plan social que sur le plan de la santé. Sa mission consistait notamment à coordonner les divers services d'aide présents sur le territoire, d'où des contacts réguliers avec l'ensemble des partenaires agissant auprès des personnes âgées.

Conseillère en économie sociale et familiale, Audrey Adam avait complété sa formation par deux diplômes : l'un de "mandataire judiciaire" (pour le suivi des tutelles), l'autre de "coordinatrice en gérontologie".

C'était une professionnelle expérimentée, très appréciée.

(*) MAIA : sigle national signifiant "Méthode d'action pour l'intégration des services d'aide et de soins dans le champ de l'autonomie"

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